samedi 19 juillet 2014

Kindle Unlimited : le Netflix du livre est-il plus intéressant pour les éditeurs que pour Amazon ?

Pour 9,99 dollars par mois, Amazon propose de télécharger un nombre illimité de livres. Les éditeurs toucheront le prix total de l'e-book dès que le client en aura lu un certain pourcentage.
Amazon est en train de tester une offre d'abonnement à une librairie numérique : Kindle Unlimited. Pour 9,99 dollars par mois, les clients pourront télécharger un nombre illimité de titres parmi les 600 000 en catalogue, selon une page de présentation mise en ligne puis retirée par l'e-marchand. Ce catalogue ne représente actuellement qu'un petit tiers de l'ensemble de l'offre Kindle, en particulier parce que les cinq plus grands éditeurs n'acceptent pas ce modèle de "vente en gros".
Le modèle de revenus ne leur semble pourtant pas défavorable. En effet, d'aprèsPublishers Lunch, Amazon prévoit de rémunérer l'éditeur par une commission dès qu'un utilisateur lira un certain pourcentage du livre, commission dont le montant sera égal au prix du livre électronique. Scholastic, éditeur de "Hunger Games", aurait pour sa part obtenu d'être rémunéré dès que ses ouvrages seraient ouverts.
Kindle Unlimited sera-t-il rentable pour Amazon, dont  le programme Prime à 99 dollars par an inclut déjà la location d'e-books ? Plus les clients liront de livres, plus le total des commissions à verser aux éditeurs se rapprochera voire dépassera le montant de l'abonnement. Et au prix moyen des best-sellers numériques (6,30 dollars environ d'après Digital Book World), les utilisateurs devront lire au moins 20 ouvrages par an pour rentabiliser leur abonnement. Ce que ne fait qu'un Américain sur sept, selon Pew Research. Amazon devra donc cibler beaucoup plus large que cette population de gros lecteurs. Et rien ne dit que 9,99 dollars par mois ne sera pas trop cher.

Le groupe Mondadori rachète les sites Elleadore.com et Elleadoreleluxe.com

Le groupe va débourser 250 000 euros pour acquérir ces sites édités par Distrigame, placé en procédure de redressement judiciaire.
Le groupe Mondadori vient, selon nos informations, de mettre la main sur les sitesElleadore.com et Elleadoreleluxe.com. L'opération s'est effectuée dans le cadre d'une procédure collective moyennant le versement de 250 000 euros au propriétaire, Distrigame, qui a été placé en procédure de redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Paris début mai.  
Editeur, entre autres, des sites Topsante.com, Closermag.com, Grazia.fr et Telestar.fr, Mondadori comptait près de 5 millions de visiteurs uniques en avril 2014, selon Médiamétrie//Netratings. Une audience qui le situe loin derrière son rival Lagardère. L'apport d'audience généré par l'acquisition devrait être minime après déduplication, Elleadore.com captant moins de 200 000 VU par mois. Consacré à une cible féminine, le site s'appuie sur un business model en vogue, qui fait se converger publicité display et e-commerce. Cette opération témoigne des ambitions d'un groupe à la traîne sur le secteur du numérique qui, comme l'avait rappelé au Figaro, début février, son PDG Carmine Perna, ne représente que 4 à 5% du chiffre d'affaires total. Son objectif est de porter ce ratio à 10% fin 2015.

Selon Snowden, Dropbox ne protège pas assez les documents stockés

Dans une interview accordée au Guardian, Edward Snowden lance une nouvelle alerte, au sujet de Dropbox cette fois. Selon l'ancien consultant de la NSA, le service de stockage cloud ne garantit pas la protection des données qu'il stocke, et les laisse à la merci des surveillances. Pire : la jeune pousse serait même "très hostile" au respect de la confidentialité et de la vie privée, et presque "un partenaire" dans le cadre de l'opération Prism. "Ils viennent de nommer Condoleezza Rice à leur conseil d'administration, alors que c'est sans doute la politique la moins respectueuse de la vie privée", a souligné Edward Snowden.
Ce n'est pas son seul argument. Il explique aussi que, contrairement à d'autres services, Dropbox peut lire les documents stockés par ses utilisateurs, ce qui peut faciliter leur transmission et leur analyse... Snowden recommande d'opter pour des services qui n'ont accès qu'à des données chiffrées, et qui ne possèdent pas la clé pour les déchiffrer. C'est ce que propose par exemple Spideroak, qui, explique Snowden, propose les mêmes fonctionnalités que Dropbox mais sans pouvoir avoir accès au contenu stocké.

Kera Marketing

PrestaShop part à la conquête de l'Europe

La célèbre solution de e-commerce Open Source révèle comment elle compte se développer en Europe. Le Bénélux est la première étape, mais d'autres pays vont suivre.
Après avoir levé 7 millions d'euros en mars dernier, PrestaShop enclenche son plan pour se renforcer en Europe. La solution de e-commerce Open Source va avancer ses pions sur ce territoire en recrutant des Country Managers dans différents pays.
Le premier vient d'être nommé : il s'agit de Stefan Devroey, précédemment vice-président chez Belgacom et Telenet. Il sera chargé de piloter les activités de PrestaShop en Belgique, au Luxembourg et aux Pays-Bas. Il devra notamment élargir les opportunités commerciales et renforcer les relations de l'outil Open Source avec sa communauté.
PrestaShop ne va pas s'arrêter là. D'autres Country Managers sont "en cours de recrutement" pour de nombreux autres pays. Le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie, la Pologne et la Russie sont cités. PrestaShop revendique aujourd'hui avoir été téléchargé 4 millions de fois et servir de socle technologique à 185 000 boutiques en ligne.

Kera Marketing